Vendredi 15 février 2008

Sur le blog de Cochon Dingue, on peut participer un petit jeu : écrire une histoire courte sur le thème de la Saint-Valentin en incorporant 10 mots choisis par les internautes. En voici la pub :

undefined

Et là, à ma grande surprise, Cochon a osé publier ici, ma petite contribution... Un texte subversif truffé de grossièretés.
Quel courage Cochon ! Tu ne crains pas la censure et te moques du "politiquement correct" ! Bravo !
par Fabien publié dans : Ecrits divers
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Vendredi 22 décembre 2006

Le texte qui va suivre ci-dessous est "Collector" !

Je m'explique.

Bien avant d'écrire des sketchs pour "One Moi Show", le fabuleux spectacle de Fredd Meurin, qui écuma les plus grandes salles parisiennes durant deux saisons, je m'étais déjà essayé à ce périlleux exercice qu'est le "monologue drôle"...

Là, aujourd'hui même, je vous offre en exclusivité le tout premier brouillon d'un sketch, intitulé "La blague" ! Un essai non transformé puisque celui-ci est resté inachevé...

Aussi je vous invite à trouver la chute de l'histoire (soit l'essence même d'un sketch !) qui doit tenir en deux mots ! J'attends vos propositions...

Bonne lecture interactive...

 

Je vais vous raconter la genèse de l’humanité. A la base, Dieu, à part boire des bières, fumer des pétards et jouer au flipper, ne foutait pas grand chose. Bref, il pointait au chômage. Seulement, il arrivait en fin de droits et dans deux semaines, il n’allait plus toucher les A.S.S.E.D.I.C. Alors il se dit : « Il faut que je réagisse ! Je vais créer le Monde ! ». Il prit son téléphone et appela Gaspard qui est l’ange à tout faire… et aussi à ses heures perdues le nègre de Paul-loup Sullitzer. « Allô ? Gaspard ! Ici ton père ! Je veux pour demain un projet de création de l’univers. Tu me l’apporteras à mon bureau. ». Le lendemain, Dieu et Gaspard se retrouvèrent « Au Jardin d’Eden », un bar à putes, particulièrement fréquenté.
« Bonjour Mon Dieu, lumière de bonté et de gentillesse, tenez voici le projet que vous m’avez demandé. ».
 
(ton solennel) Ainsi Dieu créa l’univers, et il dit à Gaspard (consulte le projet comme si c’était un plan) « Que c’est beau ! ».
 
Boostez par cette réussite. Dieu commanda à Gaspard un autre projet. Le lendemain, toujours « Au Jardin d’Eden », Gaspard rendit sa copie.
« Bonjour Mon Dieu, guide spirituel à nous tous, tenez voici le projet que vous m’avez demandé. ».
 
(ton solennel) Ainsi Dieu créa la Terre, et il dit à Gaspard (consulte le projet comme si c’était un plan) « Wouah ! Que c’est beau ! ! ! ».
 
Dieu, émerveillé par toute cette végétation, ces océans, ces montagnes, ces fleuves, eut cette réflexion : « C’est quand même dommage que personne ne puisse en profiter. Gaspard, tu sais ce qu’il te reste à faire ? ». Et donc le lendemain, Dieu et Gaspard se retrouvèrent, non pas « Au jardin d’Eden » car la nuit d’avant les flics avaient fait une descente et ils avaient bouclé la boîte pour une sombre affaire de drogues. Aussi nos deux compères se retrouvèrent « Au Saint-Père », un salon de thé, particulièrement fréquenté, depuis peu.
« Bonjour Mon Dieu, tenez voici votre truc. »
 
(ton solennel) Ainsi Dieu créa les animaux, et il dit à Gaspard (consulte le projet comme si c’était un plan) « Wouah ! Putain ! Que c’est beau ! ».
 
Autant vous dire qu’il était plutôt fier de lui. Delà, il eut une nouvelle idée. Celle de créer un être à son image. Et donc, vous l’aurez deviné, une fois de plus, le lendemain, Gaspard apporta à Dieu un nouveau projet. « Salut Dieu. Je t’ai fait ce que tu voulais, bon j’espère que ce sera tout, car tu commences à me les casser bonbon ! ».
 
(ton solennel) Ainsi Dieu… lui colla une baffe dans la gueule car on ne parle pas comme ça à son père ! Bref après des excuses, une confession et quelques châtiments corporels. Dieu contempla sa nouvelle œuvre.
(ton solennel) Ainsi Dieu créa l’Homme, et il dit à Gaspard (consulte le projet comme si c’était un plan) « Wouah ! Putain ! Que c’est beau ! ! ! Je suis vraiment trop fort ! ».
 
Mais Dieu, attentionné envers sa nouvelle créature, s’exclama : « Il faudrait peut-être lui trouver une compagnie à l’Homme ou autrement il finira sourd ! Bon et bien, Gaspard, on se voit demain. ». Et effectivement, le lendemain, toujours au salon de thé « Au Saint-Père », Gaspard arriva avec un xème projet sous le bras.
« Bonjour Monsieur Mon Père. Tenez, j’ai pour vous, Ô Créature céleste à la barbe aussi pure et blanche qu’une colombe… » (Dieu l’interrompe) « Tais ta gueule Gaspard ! Je ne t’ai pas demandé de créer l’hypocrisie ! Montre-moi plutôt ce que tu as fait. ».
 
(ton solennel) Ainsi Dieu créa… la Poupée Gonflable, et il dit à Gaspard (consulte le projet comme si c’était un plan) « Wouah ! Putain ! Que c’est beau ! ! ! Ça me rappelle mes plus belles années « Au Jardin d’Eden ».
 
Puis soudain, dans un moment de lucidité divine, Dieu s’interrogea « Mais qui va s’occuper du bien être de l’Homme ? Il faut bien quelque chose qui lui fasse à bouffer, lui décapsule ses bières, lui apporte son journal et ses pantoufles. ». Et donc le lendemain, dans un coin de paradis, et non plus « Au Saint-Père » car c’était vraiment trop ringard. Gaspard apporta à Dieu, de nouveau un projet… mais cette fois-ci, un projet crucial en ce qui concerne la destinée de l’Homme.
« Bonjour Mon Dieu. Tenez voici le projet que vous m’avez demandé de réaliser. ». Dieu se saisit du document…
 
(ton solennel) Ainsi Dieu créa la Femme, et il dit à Gaspard (consulte le projet comme si c’était un plan) « Wouah ! (changement de ton : stupeur, effrayé) Argglll ! ! !… Et ça te fait rire d’avoir créé… ? ? ?
 
A vous de jouer !
 
par Fabien publié dans : Ecrits divers
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Mercredi 5 juillet 2006

Suite de la nouvelle :

Le reflet de la régénérescence

Dans ce 6ème épisode, quelque chose d'étrange, voire de surnaturel, va tomber sur le coin de la binette de notre chère Olga.

Et c'est bien fait pour sa tronche, parce que cette gamine, c'est franchement une purge !

Nécessités futiles et illusions réelles.
 
            Face à sa glace notre jeune amie fut interloquée par un détail, aussi petit soit-il, il en était néanmoins grandement intriguant. Un minuscule bouton rouge était apparu sur le reflet de son visage. Troublée, elle se tâta la joue, mais ne sentit aucune excroissance. Elle avait beau frotté vigoureusement, l'intrus globuleux et coloré restait désespérément accroché au visage du miroir. Olga cessa, un instant, son agitation. Surprise par une légère bise fraîche s'engouffrant dans sa chambre, un frisson lui parcourut le corps. Elle frémit. Agacée par l'accumulation de ces événements désagréables, elle se précipita vers la fenêtre et stoppa net l'activité du souffle perturbateur en tournant la poignée d'un coup sec. Elle jeta un regard sur le monde extérieur, le ciel s'assombrissait. Cela ne l'émut point, préoccupée qu'elle était par cette mystérieuse manifestation cutanée, elle retourna hardiment à son objet fétiche. A son immense désarroi, le bouton la narguait toujours. Pire ! Deux nouveaux collègues trônaient, maintenant, avec ironie sur l'autre joue. Olga se mit à hurler. Un son aigu à la limite de l'audible s'échappa de sa bouche déchirant les airs. De rage ses mains aux griffes aiguisées et recyclées en outils de torture écorchèrent à vif la mauvaise peau. Ses globes oculaires exorbités et injectés de haine pleuraient de douleurs, suppliant le messie d'intervenir et d'achever ce cauchemar qui tournait en carnage. Mais rien ne se passait, alors la martyre joignit à son désespoir les pieds qui se mirent à trépigner, puis à frapper de rage le sol avant que ses jambes ne les lancent violement contre le mur qui se fissurait à chaque coup de butoir... Aux cris et aux larmes de sa maîtresse ensanglantée, le reflet lui sourit. A l'angoisse de ses traits crispés et meurtris, le rictus y opposait la quiétude de l'âme.
            A bout de souffle, Olga se figea. Le ciel noir et les nuages gorgés de colère éclatèrent dans un fracas apocalyptique, les éléments se déchaînèrent. Le tonnerre couvrait le génie d'Amadeus le rendant encore plus inachevé, les éclairs inondaient avec une régularité de métronome la pièce d'une lumière aveuglante... Amorphe et fébrile, le regard plongé dans les profondeurs du traître, elle observait immobile telle une statue, son image, étrangement sereine et sans blessure, se troubler, puis se déformer avant de disparaître dans un tourbillon. Le phénomène aux allures météorologiques s'accentua, tournoyant à un rythme de plus en plus effréné, laissant ainsi apparaître l'oeil du cyclone. Celui-ci s'ouvrit progressivement atteignant la taille idéale pour qu'une ultime inspiration absorbe la victime.
 
 
Il n'eut point de miracle divin, mais juste la vérité...
 
par Fabien publié dans : Ecrits divers
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 2 juillet 2006

Toute chose a une fin et...

"Le Reflet de la régénérescence" ne déroge pas à la règle.

Dernière partie, ci-dessous, de ma seule et unique nouvelle.

Promis, je ne recommencerai plus...

            La masse inerte stagna en éveil pendant plusieurs jours. Le souffle de la jeune fille, seul signe d'activité, se faisait si discret qu'une famille de rat avait élu domicile dans les entrailles. La chair en guise de garde manger paraissait inépuisable. Il y avait de quoi se nourrir durant plusieurs semaines et ce n'était point les futures odeurs nauséabondes de la dépouille en décomposition qui gâcheraient la joie de ces adorables petits rongeurs. Certes, pour l'heure, ils pataugeaient dans l'hémoglobine encore fraîche et comme toute emménagement, quelques menus travaux restaient à faire afin de combler la convenance de chacun. Mais pour les nouveaux propriétaires d'Olga, une résidence si coquette et en parfait état s'apparentait à du pain béni. Bien loin, des cimetières et de ces habitats délabrés d'octogénaires rassis, notre gentille tribu de carnassier était à la noce. Chaque nuit pour célébrer cet heureux événement, elle dansait jusqu'au petit matin... sous le regard indifférent d'Olga.
 
 
...mais la renaissance est l'antinomie de la mort.
 
            Sous le regard indifférent d'Olga, la chose insignifiante sans nom, qui lui ressemblait vaguement il y a encore peu, poussa un râlement en symbole de soupir final. Le miroir s'en allait à terre, en morceaux. C'était fini. La carcasse gisait. Les piles à bout de souffle rendit aphone la radio. Olga marcha jusqu'à la fenêtre et rabattit les volets pour se protéger de la chaleur ; lorsqu'elle se retourna, l'abjecte étrangère sans vie avait disparu. Comme si elle n'avait jamais existé.
            Les rats crurent au fantasme collectif.
            Un être s'éveillait, une âme éclorait, Olga était née.
 
par Fabien publié dans : Ecrits divers
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Vendredi 30 juin 2006

L'histoire arrive à son terme...

Enfin la délivrance pour Olga ?

Réponse définitive : dimanche.

Waouh, j'suis le roi du teasing, moi !

La mort est synonyme de renaissance...
 
            La fenêtre battue par le vent était ouverte au grand large. Il pleuvait à torrent dans la chambre. Olga étendue au sol restait inanimée. Les bras en croix, une jambe fléchie, l'autre tendue, le corps recroquevillé et le visage contre terre, n'importe qui aurait pu imaginer que le tableau représentait les conséquences tragiques d'une lutte, où le destin aurait été fatal au vaincu. Mais rien de tout ça. Juste un petit coup fatigue, dû probablement à un voyage lointain, épuisée la jeune fille se serait écroulée... Mozart jouait les dernières notes de son chef d'oeuvre inachevé. Silence radio. La pluie cessa. Olga, enfin, émergea de son odyssée introspective. Elle se redressa paisiblement au tempo des gouttes d'eau qui s'élevaient au ciel. Remis sur pied, le buste droit, elle regarda le miroir. Elle vit son image, lui sourit de son fameux rictus. Le reflet lui répondit avant que celui-ci brandisse un revolver et la mette en joue.
 
            Le soleil réapparut et brilla de nouveau abondamment. Devenu autonome à la grâce d'un hypothétique miracle, le transistor comme affolé passait les stations sans s'arrêter sur un programme en particulier. Un coup de feu retentit ébranlant l'atmosphère, une fissure se dessina sur la glace. La rotule gauche ensanglantée, Olga ne bougea pas. Un deuxième coup de feu résonna accompagné d'une nouvelle fissure. La seconde rotule vola en éclats, la victime, passive, tomba lourdement sur ses genoux meurtris. Les troisième et quatrième balles se destinaient aux clavicules. L'état du miroir continuait de se délabrer au rythme de la gâchette. Sans vaciller, Olga bascula la poitrine en avant. Clouée à terre, en harmonie avec les planches en bois du parquet, elle laissa, impuissante, ses paupières recouvrir ses yeux ; comme une tombe se refermant sur une défunte encore consciente. Une cinquième détonation claqua dans les airs, l'objet métallique rempli de poudre vînt se loger dans la colonne vertébrale. Ultime acte fatidique annonçant le début de la lente et pénible descente dans les abysses des ténèbres.
            Du six coups, il n'en restait qu'un. Le reflet pointa le canon sur sa tempe. La décharge cisaillait le miroir pour une dernière fois. Olga entendit son agresseur se griller la cervelle, elle se savait sauvée.
 
par Fabien publié dans : Ecrits divers
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus